Tout contact, direct ou indirect, avec les soies urticantes (ou poils urticants) des chenilles de processionnaires entraîne l’apparition de symptômes cutanés voire, dans les cas les plus graves, de réactions allergiques sévères chez l’Homme et les animaux.

Les symptômes causés par un contact avec les chenilles de Processionnaires du pin (Thaumetopoea pityocampa) et du chêne (T. processionea) sont principalement : des réactions cutanées, des œdèmes, des sensations de brûlure, des conjonctivites et des réactions allergiques sévères.

Le venin est injecté dans la peau par l’intermédiaire de soies dont la forme en harpon permet de s’y accrocher et d’y pénétrer. Les chenilles de processionnaires synthétisent le venin dans des cellules spécialisées et le stockent dans leurs soies. Leur composition à base de chitine les rendant très cassantes, elles permettent l’injection du venin dont les composants bioactifs vont réagir avec des protéines cibles de l’individu (humain ou animal), entrainant ainsi des effets pathologiques.

Les recherches, bien qu’encore peu nombreuses, ont permis d’identifier trois protéines majeures responsables du caractère urticant des chenilles de Processionnaires du pin et du chêne : les thaumetopoéines. Les chercheurs tentent d’isoler et de séquencer entièrement ces protéines afin de comprendre leur action sur l’organisme et de trouver les traitements les plus efficaces.

Schéma d’une soie urticante.

Source :

Andrea Seldeslachts et al (2020) Caterpillar Venom: A Health Hazard of the 21st Century

Pour en savoir plus sur les actualités scientifiques des chenilles processionnaires :

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